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11 mars, 2009

petit homme (2)

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 15:21

Les heures passent et le petit homme, le petit bout d’homme fixait immobile, fixait, l’excavation obscure d’où venait le bruit inquiétant. Subrepticement il lança un caillou en direction des bruits des ténèbres, puis un autre plus prés, et un autre instantanément happé par la gueule béante de la bête minérale. Il se glissa alors comme un serpent en chasse vers le trou d’où s’échappait le murmure. Timide et prudent il risqua un œil dans le ventre béant tant sa curiosité était grande. Les chuchotis devinrent expressifs, comme accessibles à son raisonnement. Pas de mots, pas de phrases mais les syllabes frappaient son système auditif. Son cerveau quant à lui n’en décryptait pas de sens cohérent mais il savait qu’ils ne pouvaient être émis que pas un être de genre humain. Paralysé, ses sens, ses muscles, son corps tout entier étaient tendus comme pierre, il n’éprouvait aucune frayeur tant fasciné par l’extraordinaire événement. De ses doigts, coincés dans un interstice rocheux, suinte un filet de sang. Sa main gauche blessée se risqua jusqu’aux lèvres du calice aux murmures. Une larme de sang glissa avec infini lenteur sur la pierre polie par les pluies et le vent et se posa au bord d’une arête et, paraissant prendre une profonde inspiration, tomba dans le trou noir. Soudain, gicla comme un éclair, un jet de lumière, éclats d’émeraudes verts et bleus. Le petit homme, le petit bout d’homme comme pétrifié par cette précieuse flamme observa sans tressaillir. L’éclair semblait figé, comme gelé instantanément. Il prit alors la forme d’un sceptre dont un bout fixé à la hauteur de ses yeux, pointait à l’autre bout, une paire de billes ovales et de même matière précieuse. Le merveilleux n’est pas comptable du temps. Les secondes, les heures, les jours ne représentent plus rien tant l’émotion fut grande. Peu à peu des millions d’étincelles tombèrent dans la déchirure de pierre et six yeux apparurent, des yeux d’émeraude du plus pur éclat. Les babillages s’articulaient alors en langage, en mots cohérents et ordonnés.                    Nous sommes tes enfants, nous sommes de ton sang, nous étions enfermés là, dans les ténèbres en l’attente du bien commun qu’un seul être au monde pouvait nous rendre :                   – la lumière -                                                             

Tes yeux sont les nôtres.                                    

Le nectar qui coule en nos veines nous uni à jamais. Pas une sirènes, ni un cyclopes, ni même Zeus ne sauraient nous séparer. Nous t’attendions, nous t’espérions pour continuer en paix, même sans toi, même loin, mêmes seuls 

petit homme (3)

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 15:16

                                       Le petit homme, le petit bout d’homme passa sa langue sur le coin de ses lèvres, comme une caresse avale une larme, une autre glissa le long de sa joue et tomba précisément sur la tache de sang provenant de ses doigts encore meurtris.

                                     Les petits bouts du petit homme, du petit bout d’homme se mirent à rire à l’unisson.

Un air chaud s’échappa amenant avec lui trois petits corps. Deux émeraudes étincelaient sur leur visage, là juste à la place des yeux. Le souffle s’enroula lentement  autour du petit groupe comme un manteau, un manteau de soie, tiède et protecteur. Le  petit homme et les petits bouts du petit bout d’homme restèrent là longtemps, très  longtemps

·                                   Je n’aurai plus la force de vous quitter, je…  ·                                 

Va papa, ta vie est au pays de l’Entrecontinent, nous t’avons cherché, sans t’avoir perdu. Va, retourne vers la mer et les chants, retourne voir la sirène et la vie du présent, nous étions prisonniers, tu étais enfermé. 

                                   Les cataclysmes, les cyclopes et les vagues, bouleverseront certes nos vies comme hier, comme toujours, mais ne détruiront point les trésors qui brillent dans nos yeux, ce joyau unique, éclaté, dont nous possédons un petit bout, celui du petit homme, du petit bout d’homme

7 février, 2009

Au coeur de l’atlas un soir

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 15:17

                    Un voyage à travers le temps. Transporté dans un passé que la mer inonde, l’océan s’abîme en elle en un saisissant contraste. 

                    De Tanger la blanche aux blondes plages d’Agadir, de lumières ocres aux fraîches nuits étoilées, un éternel mouvement de couleurs et d’images berce un peuple qui obéit au souffle du vent dans le respect des différences imposées. 

                    Différents nous même dans nos corps dans nos vies nous abordons la terre marocaine. Transportez vous dans les hauteurs sauvages à flan de ravin, loin du bruit. Cheminez sur une piste chaotique, vos sens n’accrochent plus au relief. Ici la vie est discrète comme ces maisons basses élevées de terre crue. Un îlot d’habitations apparaît, écueil minéral.  Le soleil déjà bas alourdit le climat d’ombres inquiétantes.

                    Sorti de nulle part il se joint à nous petit bonhomme souriant. Sa main tendue ne réclame que la notre. Le petit groupe s’élargit d’enfants turbulents, d’adultes curieux. L’équipe se reconstitue, les véhicules s’égayent çà et là vomissant leurs occupants. Fauteuils roulants déchargés, vélos sanglés sur les remorques, signes amicaux, le groupe se dilue à la chaleur de l’hospitalité berbère. Nos yeux scintillent de milles images. La journée défile au rythme de nos efforts. A force de bras, le fauteuil se mêle au vélo pour se lancer dans une folle course à pied. La progression se fait ainsi de sueur en patience sous le regard protecteur des véhicules d’assistance. Ainsi chacun à le loisir de s’enrichir de spectacle naturel, de rencontres fortuites. 

                    La nuit nous enveloppe maintenant, noire, fraîche. Accroupies prêt de l’âtre deux femmes sourire malicieux, port altier, la robe coincée entre les jambes à force de gestes amples égrainent la semoule qui tombe en pluie dans un large plat de terre cuite.un bébé, suspendu au dos de sa mère dans un sac de laine, dort bienheureux, bercé des mouvements de la jeune femme. A l’intérieur, la chaleur du poêle à bois se répand.

                    A demi étendu sur une natte , le grand-père , de sa main caressante console un gamin boudeur, ivre de fatigue à courir après des chèvres mutines, pieds nus dans les hauteurs de son domaine, tandis qu’une jeune fille s’agite attentive à tous, évitant nos regards avec un brin d’insolence. Ici la joie est communicative, le thé à la menthe d’un long filet versé, reste le lien de convivialité que nos différences de langues ne sauraient rompre. 

                    Pieds nus nous nous risquons dans la pièce. Les tapis de couleurs vives nous invitent à étendre nos corps. Nous allons profiter du repos simple et rustique offert par nos hôtes. Discrètement la petite famille se retire laissant derrière elle le fumet délicat du plat traditionnel que nous allons partager. Détendus, repus nous nous abandonnons ainsi à des rêves qui se comptent en mille et une nuit. 

                    Ce n’est qu’un bout du voyage, quelques heures volées au hasard de ma mémoire. Peut-être aurai-je du vous faire vivre les trop courtes nuits passées dans les palaces de Marrakech ou d’Agadir. Les prévenances du Ministre d’état, son Excellence MOULAY EL ALAOUI qui nous aborda avec intérêt, s’inquiétant à tous moments de faciliter notre séjour, alors que les relations franco-marocaines étaient en cette période assez tendues  Peut-être aurai-je du vous faire partager ces longues nuits passées sur les pistes. De collines en collines le paysage s’étalait uniforme, tandis que la nuit tombait. Des nuits étoilées pour seul abri, bivouac improvisé au cœur de l’atlas marocain. 

                    Je pourrai tant vous raconter, et cette étrange impression de déjà vu d’y être né.

(more…)

banyuls/mer – paris

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 14:56

Spécialiste de course à pied de longue distance, j’ai décidé de parcourir 960 km à raison de 60 km par jour pour découvrir la france.

                     Seize jours durant mon corps a transpiré à l’unisson d’un monde végétal, minéral et humain.   

Seize jours durant j’ai vécu mille ans. 

                     Mes pas souffraient des efforts accomplis. Le passé s’impose pour construire l’avenir. Dans cet univers sans âge je balade mes sentiments au gré des caprices du temps.

                    Le décor patiné par des siècles de patience s’accommode des créations humaines afin qu’aucune injure ne soit faite à l’originelle vocation de la terre : garder ses vertus célestes. 

                   Je pars ce matin d’avril 1988 découvrir la terre, m’offrir la vision intime d’une France que je ne connais pas, sans brutalité, sans artifice. L’acte d’amour a besoin de patience. Comme un enfant qui s’ouvre au monde, je m’abandonne aux règles simples du pèlerin qui arpente le chemin en robe de bure et sandale de cuir. Mais le temps n’est plus au dépouillement du corps, à la piété gratuite, aux paraboles toutes faites. J’ai revêtu le survêtement de mes entraînements quotidiens, chaussé les « training » résultat d’une technologie haut de gamme.  J’entame 960 kilomètres d’histoire, d’anecdotes, d’images et de bruits, 960 kilomètres tracés par des milliers de vie. Mes foulées annoncent le début d’un beau rêve. 

Il était une fois… 

5 février, 2009

jamais deux sans toi

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 16:43

Le soleil faisait de l’ombre à notre Amour, Il dardait de ses rayons comme éclaboussures Nous couvrant, brillant, brûlant de salissures. L’astre de la passion éclatait au grand jour 

Ses perfides et vaporeuses souillures, Et fous de s’aimer, ne craignant point le parjure, Tant à y croire nous en restions muets et sourds. Quelques mots et tout est dit : « jamais deux sans toi » 

Tel un écho au message du cœur : « idem » C’était notre credo, notre diadème Le sacre éternel de la reine et du roi, Un serment scellé par deux mains qui se tiennent. 

Besoin d’aucun mot que nos yeux nous apprennent, Nous savons compter jusqu’à deux : toi et moi. Le soleil faisait de l’ombre à notre Amour, Il dardait de ses rayons comme éclaboussures. 

De doutes en rumeurs vipères, de brisures En maladroits silences, l’orage éclata, lourd, Bruyant, dévastateur, ce fut la cassure, Coup fatal porté à deux êtres : âmes pures. 

Quatre mots et tout est dit, « jamais deux sans toi » Tel un écho au message du coeur, « idem ». Le soleil fera de ses rayons feux de joie,  « Jamais deux sans toi » « idem », seront notre je t’aime 

la rose et le papillon

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 15:36


                          En ce monde  impudique, la beauté n ‘est qu’un leurre. A vous voir empalé sur l‘épine de rose, tel papillon aux ailes froissées, je vous reconnais, proie désormais vouée à l’appétit gourmand. Vous êtes belle je l’admets de celle qu’on aimerait toucher, effleurer du regard les yeux baissés.                     

                      En ce monde qui n’est le votre, vous aurez peut-être mieux été dans un ailleurs à jamais oublié. Vous viviez le bonheur, il était à vos pieds. Était ce bonheur que s’y cacher.                      Du papillon à l’épine de rose naît le bouton dont le parfum exhalé enivrera le monde d’un charme inégalé.                     

                    Il butine vous pensiez, mais je ne suis ni rose ni fée, Il ne m’aura point ma corolle est d’acier et le bourdon lourdaud n’a qu’à s’y frotter. Le pataud du dard s’est défait, il se mit même à chanter. Il n’était beau sans être laid mais se cru mieux qu’il n’était.

                   Allons Madame un peu de bonté et oubliez mes traits, je ne suis là vous le savez que pour un temps m’enivrer. 

                   En ce monde insensé, allons Madame s’il vous plait, dîtes moi que votre esprit est sorcier, que vos atours sont surfaits, que vous êtes d’un ailleurs d’où je ne peux m’exiler.

                   Dites moi Madame que vous n’avez jamais existé. 

2 février, 2009

sous les cernes de mes yeux

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 16:12

                   henri2003.jpg                                   

Sous les cernes de mes yeux, où le temps s’est acharné. 

On a creusé en lettres bleues le lit d’un Amour déchiré. 

La mer ourle ses larmes blanches, sur le sable de mon désert. La mer aujourd’hui s’épanche sur notre Amour, notre univers.  Notre souffrance, l’avons vécu, 

Toi en impulsives violences, moi en baissant l’arc du vaincu.  La mer ourle ses armes blanches sur le sable et les galets. Humilié, blessé, ma revanche sera respect et dignité. 

Sous les cernes de mes yeux, où le temps s’est acharné, 

Tu sauras tout ce que je veux, rester debout, tête levée. Et si ta beauté est un atout, Ma force, ma virilité tu n’en viendras jamais à bout Car l’Amour est éternité.Tu es faite aussi de moi comme de toi j’ai hérité 

Ensemble

Avons appris ce qu’est le verbe aimer

 


  

29 janvier, 2009

DEPRESSION

Classé dans : vie voyage amour — henzzo @ 15:23

Dépression


Je suis rentré dans la nuit du moi 

Dans la nuit de l’âme, mort et vif 

Dans le tombeau noir du dépressif. 

A l’aide, à l’aide je me noie, 

Criais je à la femme de ma vie. 

Je m’abandonne à la poussière 

Et au sable de mes paupières 

Pour ne pas lui montrer qui je suis. 

Affaibli, dépourvu de ressort, 

Je n’arrive plus à faire face 

De reproches en guerres lasses 

Me met dehors sans aucun remord. 

Comme un oiseau blessé sans ailes, 

J’erre sous la pluie pensant à elle, 

Baissant les bras, elle n’a pas tord, 

Allait elle déprimer bras ballants, 

Et suivre au cœur du cyclone 

Les éclairs et le ciel qui tonnent, 

Non pas le droit, juste pour ses enfants 

De l’amour le pas vers la raison 

Est vite franchi, il faut en finir 

Et penser seulement à l’avenir 

Au détriment de la passion. 

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